Philippe Dupont (BP) : "Notre futur groupe s'appuie d'autre part sur la modernité du statut coopératif"
Par Rémi Laurent le lundi 15 décembre 2008, 18:41 - vite lu ! - Lien permanent
Le président du Groupe Banques populaires explique dans une tribune intitulée La banque de l'après-crise et parue dans le journal Le Monde en date du 16/12/08, les raisons qui feront que le futur groupe Banques populaires-Caisses d'épargne sera une banque de l'apris-crise (titre de la tribune).
Philippe Dupont, également président du directoire de Natixis, définit les trois caractéristiques majeures que devront avoir les banques post-tsunami subprime :
- une "banque de proximité" avec un ancrage territorial
fort ;
- une "banque de la solidité" avec un équilibre entre ses métiers et une
ouverture européenne ;
- une "banque de la maîtrise" de la complexité des produits proposés,
l'arrêt ou la limitation de certaines activités et la baisse "assumée" de la
rentabilité attendue.
Pour le président du directoire de Natixis, le futur groupe BP/CE "possède largement ces trois caractéristiques" et réunit "d'ores et déjà deux conditions supplémentaires et indispensables à sa réussite" :
- un projet cohérent : complémentarité des clientèles, alliance d'un
grand collecteur (CE) et du premier financeur de la création d'entreprise (BP),
40 milliards de fonds propres, une part de marché de 22 % sur les dépôts, un
maillage territorial "exceptionnel" ;
- la modernité du statut coopératif : "Le statut coopératif est moderne, davantage encore, par les potentialités qu'il offre. Tous les sociétaires sont des clients et, pour notre part, le tiers des clients du futur ensemble sont des sociétaires. Ce lien déjà fort entre le futur groupe et ses sept millions de sociétaires ne demande qu'à se renforcer, pour peu que l'on se dote des moyens et de la volonté d'animer ce sociétariat en région."
Mas la première condition à la construction de cette banque de l'après-crise est bien évidement la réussite de la fusion des deux organes centraux. Se disant certain que "la fusion n'est pas un objectif en soi mais un moyen au service d'une ambition collective", Philippe Dupont conclut sa tribune en affirmant que : "Nous pouvons construire ensemble la banque de l'après-crise. C'est à cela que j'entends désormais consacrer l'essentiel de mon engagement."
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