Pour le Président du MEDEF Bouches-du-Rhône, il ne faut pas que "les TPE paient les erreurs des banques, qui s'expliquent en grande partie par des « comportements individuels d'escroquerie »"

Il a également souhaité que des "assouplissements législatifs et réglementaires afin de permettre aux contribuables à l'impôt sur la fortune (ISF) d'investir davantage dans les petites entreprises sans être limités par le plafond actuel de 50.000 euros."

Lors de la même réunion, Jean-François Roubaud, président de la CGPME a souligné,qu'à la lumière de la situation des PME françaises, il est nécessaire de redynamiser les circuits bancaires. Il a également proposé que soit nommé dans chaque pôle de compétitivité un "correspondant des PME" afin que "les PME soient traitées équitablement" , celles-ci étant peu représentées dans les pôles.

Le sénateur socialiste François Patriat a, quant à lui, indiqué que des sociétés de capital-investissement regrettent de ne pouvoir trouver des PME qui acceptent de laisser des investisseurs prendre des participations dans leur capital, "alors que cela permettrait d'apporter des financements à la recherche et à l'innovation et de contribuer à la création d'emplois".

Travaux de la Commission des affaires économiques, mardi 16 décembre 2008

Accès des entreprises au crédit et mesures en faveur des entreprises - extrait de l'audition de M. Stéphan Brousse, conseiller spécial aux très petites entreprises (TPE) et aux petites et moyennes entreprises (PME) de la présidence du MEDEF, Président du MEDEF pour les Bouches-du-Rhône

(...)

M. Stéphan Brousse a répondu qu'il ne fallait pas que les TPE paient les erreurs des banques, qui s'expliquent en grande partie par des « comportements individuels d'escroquerie ». Constatant que les coûts du crédit ont augmenté alors même que le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) a diminué, il a craint que cette restriction du crédit pénalise gravement les entreprises françaises qui dégagent de faibles résultats nets. Puis il a salué le rôle de l'Etat qui garantit désormais les prêts accordés entre banques afin de rétablir la confiance entre les acteurs financiers. Cette mesure ne devrait pas in fine être trop onéreuse pour les comptes publics puisque pratiquement toutes les garanties devraient être couvertes. Considérant que le système capitaliste était, malgré ses défauts, celui qui avait permis de créer le plus de richesse, il a douté de la pertinence et de la viabilité d'une économie sociale et solidaire. Toutefois, le fonctionnement capitaliste devant s'inscrire dans un cadre régulé, il a salué la récente conclusion, sous l'égide du MEDEF et de l'Association française des entreprises privées (AFEP), d'un code de gouvernement d'entreprises à l'intention notamment des entreprises du CAC 40.