Si "les coopératives sont des employeurs, elles ont d'abord une fonction économique et sociétale" indique Armand Jung qui rappelle également qu'elles sont des "sociétés de personnes qui regroupent des travailleurs qui entendent rester maîtres de leur outil de production, des agriculteurs, des consommateurs, des ménages qui veulent se loger".

Acteurs de terrain qui "ancrent leurs activités et les emplois qu'elles créent dans les territoires", les coopératives "s'inscrivent, sous le contrôle continu de leurs membres, dans une double démarche de progrès et de régulation économique et sociale, dont la crise actuelle démontre toute la nécessité", affirme-t-il, avant de souligner qu'elles ne sont ni "opéables" ni délocalisables.

Jugeant "inconcevable que, dans un CESE réformé, il n'y ait plus de place visible pour faire entendre la voix des 21 000 entreprises coopératives, de leurs 2 000 000 de familles et de leurs 900 000 salariés qui, dans chaque région et en particulier en Alsace, entreprennent autrement", le parlementaire demande à la ministre "de bien vouloir prendre en considération ces remarques pour que la représentativité des coopératives au sein d'un CESE dynamisé soit assurée".

Alors que l'on ne sait pas si la réforme du CESE est toujours à l'ordre du jour (en tout cas si elle se fera en profondeur avant le renouvellement des membres prévu cet été), on comprend que les familles de l'économie sociale ne sont pas dans une stratégie commune...