A son chapitre 1 "Développement économique, social et écologique durable", le projet du Modem accorde une place importante à l'ESS et en dresse un portrait dynamique. Après avoir rappelé ses principes "fondamentalement humanistes" - la mutualisation et la coopération -, ses "applications" dans de nombreux secteurs (assurances, banques, mutuelles de santé, organisation des services à la personne, accueil de la petite enfance et des personnes âgées), et sa gestion de délégations de services publics , le projet revient sur ce qui distingue l'ESS de l'économie capitaliste :
- la répercussion des gains de productivité pour faire baisser les prix et le souci de la qualité ;
- les décisions sont prises collectivement.
Pour le parti de François Bayrou, ces distinctions constituent "deux avantages au bénéfice des consommateurs et des adhérents".

Le Modem refuse "que l’on tente de cantonner l’économie sociale et solidaire à des activités sociales ou caritatives". Pour ses militant, l'ESS est "une forme alternative d’organisation de la production qui doit être pleinement reconnue et qui peut s’appliquer dans presque tous les secteurs".

Pour renforcer l'ESS, le Modem propose cinq mesures :
- créer des chambres consulaires de l’économie sociale et solidaire ;
- conditionner l’accès aux marchés publics à des critères sociaux et environnementaux ;
- créer un fonds européen d'investissement spécifique géré par la BEI ;
- favoriser la prise en compte par OSEO de cette forme d’activité ;
- créer un pôle de compétitivité dans les domaines de l'expérimentation et de l'innovation sociale.

Ces mesures reprennent des demandes de l'ESS. A quelques semaines des élections régionales (et dans la suite des élections européennes), il est intéressant de voir que l'ESS n'est plus à la marge des discours politiques (en tout cas de la gauche au centre droit). Intéressant également de noter que les familles juridiques disparaissent au profit des pratiques.

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